Salva Fauna - S'émerveiller avec les Vautours de Rémuzat

Je retrouve Gillian, Nino et Luis en milieu de matinée à notre splendide chambre d’hôte pour y déposer nos affaires. Après avoir fait connaissance autour d’un petit café offert par nos hôtes (d’une attention rare), nous démarrons, direction le Rocher du Caire. Il fait frais et humide ce matin, mais cela n’empêche pas certains vautours de voler déjà dans les gorges de Saint-May, au-dessus de la route. Nous atteignons rapidement le parking et partons pour une petite marche vers les falaises.



Le ciel est nuageux, l’air n’a pas encore suffisamment chauffé et rare sont les vautours qui tentent le décollage. Je décide de guider le groupe un peu plus bas, où je sais que nous pourrions avoir une vue sur les vautours posés sur les falaises. Rapidement nous repérons quelques individus et commençons à les photographier.


Vautour fauve (Gyps fulvus)

Mais le temps change rapidement et un peu avant midi les nuages commencent à se disperser pour laisser passer les rayons du soleil. Très rapidement, de nombreux vautours fauves prendront leur envol pour envahir le ciel en nous offrant un formidable spectacle !



La lumière et les couleurs de l’automne rendent les paysages somptueux. Nous en profitons pour réaliser des images différentes en essayant de composer avec un arrière plan ou un premier plan coloré.

Les thermiques sont faibles et les vautours nous offrent leur présence pendant un long moment. L’absence de vent rend leur ascension dans le ciel d’autant plus compliqué. Les opportunités sont alors nombreuses et nous sommes régulièrement survolés à quelques mètres seulement.



Une accalmie constitue le moment parfait pour sortir le pique-nique du sac ! Nous nous régalons avant que l’activité reprenne de plus belle. L’après-midi peu nuageuse nous promet des thermiques plus forts et encore plus d’activité !


Avant même la fin du repas l’activité reprend de plus belle. Il y a des vautours partout ! Au-dessus de nous, à notre hauteur, en contre-bas, et même derrière ! Toutes les solutions sont possibles et nous en profitons pour se disperser un peu et laisser chacun prendre les photos qu’il souhaite sans contrainte.



Après de longues minutes d’émerveillement et des centaines de photos sur les cartes, je repère un vautour posé qui semble assez proche de quelques observateurs. J’avertis tout le monde et nous décidons de ranger nos affaires pour se diriger vers le vautour. Après dix bonnes minutes de montée, nous atteignons le lieu. Le vautour est ici, à une quinzaine de mètres seulement ! Nous n’y croyons pas nos yeux et ne perdons pas une miette de cette fabuleuse rencontre. Un moment rare, nous avons beaucoup de chance d’observer un tel oiseau sauvage de si près, et surtout pendant si longtemps ! La lumière est idéale, le soleil a demi caché par des nuages, et la végétation au premier plan nous permet de réaliser des images d’une douceur incroyable…



Après plus de quinze minutes en sa présence, il s’envolera finalement et reprenons doucement nos esprits. Nous profiterons encore une bonne heure du passage successif des vautours avant qu’une longue accalmie vienne clore la journée. Une journée mémorable !


Nous rentrons au gite pour une petite pause bienvenue et un petit debrief des photos du jour, avant de partir pour Villeperdrix dans une auberge typique et ne proposant que des produits frais et locaux. Un délice !



 

Après une nuit exceptionnellement calme et confortable, nous nous levons tôt pour profiter du lever de soleil. Nous atteignons le Rocher du Caire peu après ce dernier et observons nos premiers vautours au loin. Le vent souffle un peu plus ce matin mais le ciel est plutôt dégagé. Quelques brumes en bas de vallée s’accrochent aux arbres, mais le vent la fait vite disparaître. Les lumières sont splendides. Des Grands Corbeaux jouent dans le vent et croassent en effectuant des acrobaties !


Grand Corbeau (Corvus corax)

L’activité des vautours ne commence que très tard. Au moins deux heures après notre arrivée, les premiers individus s’envolent. Aujourd’hui ils sont bien plus rapide que la veille, et n’hésitent pas à piquer parfois, profitant du mistral qui les porte sans problème. Leurs passages au-dessus de nos têtes sont accompagnés du bruit de l’air dans leurs plumes.



L’automne est déjà bien avancé et les parades débutent. De nombreux couples se forment et nous voyons régulièrement des vols en tandem, majestueux. Parfois ils ne volent qu’à quelques centimètres l’un de l’autre avec une précision défiant les meilleurs pilotes d’avions.



Soudain, un oiseau assez petit et extrêmement rapide passe en piqué du ciel vers la vallée. Trop rapide pour l’identifier avec certitude, il s’agit à n’en pas douter d’un Faucon pélerin ! Après son passage furtif, il viendra s’élever dans les airs avec les vautours face à nous, nous permettant de le photographier.


Faucon pèlerin (Falco peregrinus)

Le soleil est haut maintenant dans le ciel. Le fond de vallée toujours à l’ombre constitue un arrière plan parfait pour s’essayer au clair-obscur. Nous profitons de passages très proches pour tirer le portrait au vol de certains vautours et jouer avec la lumière pour capturer la silhouette de leurs immenses ailes déployées.